07 janvier 2015

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04 janvier 2015

WILLOWGLASS - A House Of Cards Pt.1

 

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25 octobre 2014

L'Œil du Vide Vous parle - numéro 0

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L'Oeil du Vide Vous Parle est le nouveau projet auquel je participe avec Jyssé et Lara G. Le numéro 0 d'une longue série, j'espère. Le train fou est lancé, l'oeil du vide va faire parler de lui :). Pour la couverture que j'ai dessiné joyeusement, elle est colorisée tout aussi joyeusement par Mili-Chan.

L'annonce zofficielle sur le blog : 

http://laspiralebdprod.canalblog.com/archives/2014/10/24/30783910.html

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21 octobre 2014

L'Œil du Vide Bientôt Vous Parlera...

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http://laspiralebdprod.canalblog.com/

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04 juillet 2014

Monkey Skulls : Work In Progress !

Hello

Un post pour présenter un projet Bd, sur des Singes Pirates avec de l'aventure, du sang et du sable.

Depuis novembre de l'année dernière, on travaille avec Vincent le scénario sous la forme d'un story-board bien vitaminé, retouchant, modifiant, marnant jusqu'à plus d'heure. Pour l'instant on a deux tomes complets de 64 pages soit 128 pages en tout. Et on va continuer... :)

Monkey est le dessinateur de la bd et a déjà posté des billets sur ce projet sur son blog : http://monkeysama.canalblog.com/

Depuis les contes du météore voire zoupiron qui remonte à 10 ans, je n'avais pas pris autant de plaisir à vivre en même temps que nos personnages toutes ces aventures. Que ça dure :). 

 

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01 juillet 2014

Mini conte n°7

Bob l'Ampère

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Tard dans la nuit, je trouvai souvent refuge dans le grenier où m’attendait un petit bureau de fortune, des monticules de feuilles, une plume et un encrier. Je me plongeai alors dans les chroniques d’un homme voyageant à travers l'espace, que j'avais brillament pré-nommé Bob l'Ampère.

J'avais écrit près de trente-deux pages narrant ses exploits et j'étais loin d'avoir épuisé l'étendue de mon imagination. J'avais fait de Bob l'Ampère une sorte de double littéraire, un moi idéal, une madame de Bovary de l’espace. Il naviguait dans le vide intersidéral. Je noircissais des pages et des pages d’aventures sidérantes. Il était beau comme Weissmuller, fort comme Attila et rapide comme le train à vapeur. J'étais de bonne constitution. Enfin, je lui faisais vivre des aventures extraordinaires contre des créatures à tentacules et d’hideux monstres protéiformes contre lesquels j’aurais bien pu me mesurer si j'avais été moi-même homme de l'espace.

Bob était surtout pour moi une nouvelle raison de vivre, de rêver et d'espérer. Etait-ce trop demandé ? Je repris donc mes papiers et commençai à écrire fiévreusement une nouvelle histoire. Je l'intitulai provisoirement Bob l'Ampère contre les Extra-Martiens en direction de Saturne. Dans cet épisode, Bob devait sauver une princesse dénudée d’une contrée inconnue. La charmante Voltana qui avait été enlevé par le sinistre Bilboquet, un vénusien qui ressemblait à un volcan avec des yeux. Pour parvenir à la délivrer, Bob affrontait le peuple sanguinaire d’une comète, les Hertz, des êtres électro-magnétiques tapis dans les fameuses montagnes de Quartz. Après quelques péripéties bien envoyées, il terrassait le lion de Gibraltar aux innombrables têtes, envoyait valdinguer Bilboquet à l’aide d’une bombe radiophonique puis repartait dans son obus de transportation avec sa nouvelle prise : Voltana la princesse. Mais je n’en étais qu'au début de l’histoire, cette princesse était en faite un monstre purulent et devait, lorsque Bob avait bien entendu baisser la garde, se transformer en calamar incandescent.

Mon histoire fut cette nuit un refuge. Une petite tanière décorée avec soin, et goût, où l’on peut se tenir bien au chaud et bien loin d’une réalité que l’on sait par trop morose. A ce propos "Vive Bob l'Ampère !", je vous abandonne, lecteur du XXIème siècle, et retourne de ce pas à mes écrits.

 

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26 juin 2014

Mini conte n°6

LE GOUFFRE

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Il avait découvert ce gouffre anonyme une après-midi de randonnée pédestre, et tenta de l'explorer seul avec son équipement de spéléologue le soir même. Le trou était à peine plus large que lui.

Il s'y était glissé non sans difficulté et sans aucun autre appui que le vide. Il avait descendu à l'aide d'un mini-treuil plus de dix mètre dans l'obscurité. Il y découvrit tout au fond une grotte immergée. A la lumière faiblissante de sa lampe, il se dégagea de son attirail et s'enfonça dans l'eau, troublant ce qui s'était figé depuis des millénaires. L'eau gelée lui arrivait jusqu'à la taille.

La lumière qu'il introduisait en ces lieux dansait et faisait scintiller les cristaux qui grêlaient les roches. Avec comme musique inquiétante, l'écho de sa propre respiration, il avançait vers l'inconnu. La cavité se rétrécissait, quelques stalagmites faussement amicaux dépassaient de la surface de l'eau et le saluaient à son passage.

Il continua à avancer. Malgré tout. Il sentit le froid et l'humidité le paralyser doucement. Une heure, un jour, il ne savait plus combien de temps il s'enfonçait dans cette cavité sans fin.

Et puis, baignant dans l'eau, au fond d'une coursive creusée par le petit doigt d'un géant, il découvrit un rideau en tafta, comme ceux qu'on voit au théâtre. "L'entrée des artistes" se dit-il. Il tira le rideau et tomba sur une fenêtre.

Elle donnait sur des montagnes noires luttant à armes égales contre un vaste ciel chargé en nuages menaçants. Le tonnerre grondait. Soudain, la foudre, assourdissante, aveuglante, brisa en mille éclats le sommet d'un des pitons rocheux. Il tourna la poignée de la fenêtre. Le vent d'une violence folle s'engouffra dans la cavité, l'eau stagnante tomba en cascade vers l'extérieur et l'emporta.

Dans sa chute vertigineuse, il croisa des rochers qui lui semblaient être comme en suspension. Il vît aussi ses dernières secondes. En bas, des centaines de mêtres plus bas, une bruine insondable.

Il plongea dans un nuage aussi épais que du coton. Il s'enlisa encore et encore vers d'autres profondeurs : la mousse végétale aux alvéoles d'éponge, le silice sphérique aussi léger que de l'hélium, le graphite en petits copeaux soyeux, le magma tiède, fluide et pulpeux, couleur des agrumes. Il traversa les matières, sans aucune résistance, dans une chute infinie, pour se retrouver littéralement à l'envers du monde. Il ne fut bientôt qu'un infime, qu'un minuscule petit point dans l'espace.

 

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25 juin 2014

Mini conte n°5

MON CHAT

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Le chat faisait des points d'interrogation avec sa queue ondulante et son anus. Il ne pouvait s'empêcher de rouccouler en frottant sa joue poilue contre ma jambe poilue. "Pourquoi ne me donnes-tu pas à manger ?" se transforma rapidement en ordre militaire lorsqu'il me mordilla gentiment les mollets. "AÏeeh"... "Donne moi à manger, esclave !".

Je sortis alors de l'armoire magique (magique pour le chat) le paquet de 15 kilos et demi des croquettes Calinou, saveur multi-fruits secs (à moins que je ne me sois trompé avec le paquet de muesli).

Et remplis, avec la résignation de l'esclave qui met genou à terre, l'auge royale de son altesse sérénissime.

Le chat apprécia l'effort et estima, à la manière d"un juge hongrois lors des purges staliniennes, le contenu du contenant. Il leva la tête vers moi. Je sentis alors tout le poids de Dieu s'abattre sur mes épaules. Sa mine mêlait accusation, déception, incompréhension et le mépris le plus total à mon égard. "Et tu crois que je vais manger, ça ! Moi, je veux et j'exige des fontaines, des geysers de lait, des yaourt brassés à la scandinave dans des pots extra-larges pour que je ne salisse mes saintes moustaches ... et des farandoles de cotelettes d'agneau ayant mascéré au préalable dans un sac poubelle, que j'aurai évidemment lascéré.

Pour le coup, je vais te miauler dessus indéfiniment et te caca-prouter, avec la bonne senteur des landes, dans le bac à crottes, pour que tu sentes l'affront que j'ai subi, Esclaaaave."

Il fouetta l'air de sa queue pour parfaire son irritation la plus pure en oligo-agacements.

Et il regarda vers la cuisine, lieu de tous les espoirs, où trônait sur le plan de cuisine des steacks hachés joufflus en fin de décongélation. Il me regarda : "Si tu me tournes le dos, mon courroux sera puissant !! AAA Ahhhh"

 

 

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24 juin 2014

Mini conte n°4

LA FIN DU MONDE ASTRAL

 

FroggerPetite

De sa déférente crête, le Dieu des Coqs salua Rorchachat, Serpent-chat à tête d'encre, gardien de la chambre de l'Infante Royale (et accéssoirement, gardien de but du FC Brickzoole Tarbanaü Z) et passa la porte en ivoire sur lequel régnait un soleil joufflu. L'Infante Royale, Effilia, avait 3 600 ans et espérait toujours devenir Reine du Haut Empire Astral. Mais depuis la Grande Guerre des Trois Icones, elle devait sagement attendre le signe céleste, celui de la conjonction des deux mauves lunaires et du Grand soleil d'Ether afin d'accéder au trône.

Autant le dire de suite, elle montera sur le trône quand les Poules auront des dents, c'est-à-dire jamais ! A la place de son improbable gouvernance, laquelle sauverait à n'en pas douter l'Empire de tous les maux, un conseil de sages corrompus qui dévoyait le pouvoir dans de grandes orgies massives et des massacres lubriques de basses populations : patatoïdes, tritons, gallinacés et gastéropodes.

Le Dieu des Coqs annonça à Effilia la Fin des Temps prochaine, la faute à Zebriiilius, un des méchants sages, qui par sénilité plus que par défiance avait osé sortir de son réceptacle la Grosse Boule de l'Equilibre.

Effilia, omnisciente, le savait déjà. Les dix continents, à travers les ciels de plomb et les mers de gaz, s'effritaient déjà. Les populations étaient aspirés par les sables de masse noir.

Et des Lombrics galactiques se repaissaient des dernières ondes magnétiques qui protégeaient ce monde.

Effilia pleurait pour ce monde qu'elle chérissait. Une larme de marbre sortit d'un de ses milliers tubes de gélatine occulaire (des yeux par chez nous) comme pour honorer ce Haut-Empire, au bord du gouffre, qui s'éteint pour la quinzième et peut-être dernière fois en vingt-cinq millions d'année d'Histoire.

 

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23 juin 2014

Mini conte n°3

DANS LA BOîTE EN FER

 

Arti l'arbre

Chaque été de mon enfance, c'était baignade, pistaches et coquelicot. Sous le soleil de Perpignan, ce vieux Maurice, chemise à carreaux et moustache, n'en finissait pas de bêcher son lopin de potager (il y cultivait les futures victimes d'une ratatouille), tandis que les neveux et nièces, entre un Tang et trois chocos bn, testaient la resistance d'une piscine à boudins.

De ces étés passés chez le tonton, ils ne restaient plus que des souvenirs figés par des photographies jaunies et une ruine de maison qu'un incendie avait achevé l'année dernière.

Je revîns sur les lieux le soir de mes trente ans à la recherche d'un bien enfoui... Enfoui au pied d'un arbre devenu grand... Des décennies auparavant, mon grand cousin Thibault avait réuni tous les moins de neuf ans dans la cabane du jardin et avait arbitré les débats sur le devenir de ce que la petite Fanny avait trouvé dans un champs voisin. Cette chose interdite, si dangereuse, si... improbable entre les mains d'enfants innocents. Le verdict tomba à la tombée de la nuit, au son des grillons : il fallait enterrer cet objet de malheur à tout prix et l'oublier à tout jamais, et surtout, ne jamais en parler aux adultes. Ne plus jamais en parler, même entre nous !

Quelques coups de pelle et je tombai sur la fameuse boîte à bonbon, en fer rouillé, dans laquelle on avait enfermé cette chose. J'hésitai un instant avant de l'ouvrir. Je ne me rappelai plus exactement à quoi cela ressemblait, ce que c'était précisément. Mais je savais que cela hantait mes nuits d'adulte depuis bien trop longtemps.

J'ouvris la boîte, tremblant tel le gamin que j'étais, petit blondinet à lunette, chétif et craintif. Et là, les souvenirs affluèrent et me submergèrent comme une immense vague noire : ma chute de vélo en 1986, un coup de soleil qui n'en finissait jamais de peler sur mon nez tous ces étés, les bisous forcés à un crapaud un après-midi de juillet pour assumer un méchant gage, uriner sur un tas de cartons une nuit de quinze août sans penser qu'un clodo sans dent y poussait un somme...

La boîte contenaît une...une... une

La boîte contenait une musicassette intacte de Michel Sardou.

 

 

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